Mutigney

Son patrimoine religieux

L'église de l'Assomption

L’église restaurée date de 1780, les plans ayant été réalisés par l'architecte Anatoile Amoudru, et succède à une petite chapelle dédiée à la Vierge après que les habitants aient obtenu l'autorisation de reconstruire leur église en 1778. Elle est couverte d'un clocher comtois à dôme composé de tuiles polychromes. On peut également admirer un calvaire placé juste devant l'église.

 

Chapelle Saint Michel de Chassey

La petite chapelle de Chassey, dont l'origine remonte au XVème siècle, est dédiée à l'archange Saint Michel et a été parfaitement restaurée en 2008.

Elle héberge notamment un tableau du XVIIe siècle représentant Saint Michel terrassant le dragon qui revêt la forme d'un dragon ailé. Il s'agit d'une peinture à l'huile sur toile avec un cadre en bois polychroméDevant l'état de dégradation de l'oeuvre, le projet de sa restauration a été initié début 2016.

 

Son patrimoine industriel

Pont et barrage des Forges

Les Forges de Pesmes sont un établissement métallurgique industriel fondé en 1660 par Claude de la Baume pour la fabrication d'armes sur les bords de la rivière Ognon, à l'extrême sud du département de la Haute-Saône.

D'importants travaux d'agrandissement ont été menés à la fin du XVIIIe siècle, conduisant à l'édification de deux hauts-fourneaux aujourd'hui disparus. L'énergie destinée au forçage de l'air dans les hauts-fourneaux et à l'activation des martinets était tirée de la rivière et canalisée par un barrage vers une dérivation de la boucle de l'Ognon.

La main d’œuvre provenait des villages environnants de Pesmes et de Mutigney, relié lui-même aux forges par un pont sur l'Ognon surplombant le barrage.

 

Son patrimoine bâti

Le Château

Le château de Mutigney fut construit en 1450 par Herman Vaudrey, seigneur de Mutigney. Il comporte au nord un corps principal flanqué de deux tours rondes érigés sur une terrasse dominant la plaine de l'Ognon ainsi qu'une tour octogonale engagée dans le mur sud ceinture l'escalier qui dessert les étages. Six cheminées gothiques subsistent encore dans le corps de logis. Un second corps avec deux tours carrées lui fait face au sud, délimitant une cour intérieure. Les bâtiments qui fermaient la cour sur les deux autres faces, très dégradés, ont été éliminés lors d'une récente restauration. Le site était également défendu par un mur d'enceinte, et le côté nord était protégé par les marais.

De grandes familles y résidèrent. Après les Vaudrey, il fut vendu en 1530 à Etienne Le Moyne. C'est dans ce château que François Mayrot épousa Jeanne de Brun en 1627. Les familles Le Moyne et Mayrot partagèrent la propriété qui fut rachetée au XVIIIème siècle par François Marie Daguet. Au XIXème siècle, il était habité par Anne Nicolas Camille Eustache Guillaumeau, marquis de Saint-Souplet. La famille Boiteux en devint propriétaire au début du XXème siècle et, depuis trois générations, elle a toujours le plaisir d'effectuer de longs séjours dans cette demeure historique qui a été inscrite à l'Inventaire des Monuments Historiques le 22 juillet 1971.

 

Lavoirs-fontaines

Ils furent érigés au XVIIIe siècle. Par leurs bossages de pierre et leurs fontaines pétrifiées, ils s'apparentent aux réalisations de Claude-Nicolas Ledoux, pour la Saline royale d'Arc-et-Senans.
Ils se situent Rue Saint-Souplet, pour l'un (dit de La Platière), et Rue du Château, pour l'autre, et font l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques depuis le 18 octobre 1979.

La fontaine aux trois bassins, lavoir dit de "la Platière"

Au début du XIXe siècle, les deux premiers bassins avaient été abrités par des murs de briques sur trois côtés, et recouverts d'une toiture. Seul un étroit passage permettait d'accéder à une élégante fontaine, en pierres sculptées, presqu'entièrement masquée par ces constructions, et depuis à peu près oubliée.
Par sa forme et son architecture cette fontaine s'apparente aux oeuvres de Claude-Nicolas Ledoux et cette hypothèse paraît d'autant plus plausible qu'à l'époque où l'architecte Ledoux édifiait les Salines Royales d'Arcs-et-Senans et le Théâtre de Besançon, le seigneur de Mutigney était François-Marie-Bruno d'Agay, avocat général au parlement, président du Grand Conseil de Besançon et co-intendant de Bretagne. Il avait acquis cette seigneurerie de Charles-Léonard-Prosper Mayrot, capitaine de cavalerie, marié à Victoria-Louise, fille du baron de Ratky, colonel de hussards, maréchal des camps et armées du roy.

D'Agay obtint de faire ériger cette seigneurerie de Mutigney, en titre de Comté, dès juillet 1766. C'est sans doute vers cette époque qu'il fit entreprendre la construction de cette fontaine. Le comte d'Agay émigra au début de la révolution et fut le dernier possesseur féodal de Mutigney.
La nouvelle municipalité de Mutigney a su apprécier la valeur artistique et de souvenir représentée par cette fontaine puisqu'elle compte entreprendre son dégagement et sa restauration.

 

Croix de chemin

Les croix de chemins sont des croix monumentales qui se sont développées depuis le Moyen Âge et sont destinées à christianiser un lieu. Celle-ci se trouve rue de Chassey.

 

Croix de mission

Une croix de mission est un monument érigé en souvenir d'une mission, après la tourmente révolutionnaire, où il fallut, pour les représentants de l'Église catholique romaine, restaurer la pratique religieuse. Elle est située place de la mairie.

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